Réseaux sociaux : du storytelling en continu !

twitter-720970_640En mars 2016, Twitter fête ses 10 ans !

Je me souviens m’être inscrite en 2007. Mais peu de monde alors s’y croisait, du moins parmi les francophones*, et encore moins parmi mes relations. La plateforme n’était qu’en version anglaise (enfin, américaine), du coup, les Français, très fortiches en langues (ironie), n’étaient pas forcément attirés…

« Qu’est-ce que c’est que ce truc ? » entendait-on. La plupart le pensait réservé aux initiés d’Internet, aux proches des communautés tech et autres geekophiles. D’autant que Facebook marchait déjà bien. Bref, Twitter ne touchait pas encore le grand public de ce côté-ci de l’Atlantique.

Comme je me sentais seule, j’ai supprimé mon premier compte. Je suis revenue sur Twitter seulement en mars 2010, soit trois ans après le lancement du petit oiseau bleu, qui avait commencé à prendre son envol vers 2009. Je m’y suis alors éclatée avec bonheur, trouvant là une forme de revue de presse rapide et partageuse.

Des réseaux sociaux qui ont du mal à rester dans l’Histoire

En France, qui connaît réellement MeWe aujourd’hui, où je me sens seule. Décollera-t-il ? Et je ne parle même pas de mon détour par Muxi (métiers) dès son lancement en décembre 2011, mais qui a fermé, puis rouvert puis qui s’est transformé en site d’actus, et qui en fait, n’a rien à voir. Et sachez que le domaine muxi.com est à vendre !

Mais il y eut aussi Chime.in sur lequel je m’étais précipitée dès son lancement en octobre 2011… une plateforme disparue corps et âmes en 2013. Quant à Ello (alternatif) qui a pourtant levé plus de 5 millions de dollars l’an passé, on n’en entend plus vraiment parler en France. Je m’y étais inscrite, invitée dès le début. Mais je m’y sens seule également et franchement, ce n’est pas si pertinent. Je n’y retourne que très rarement.
MeWe, surfant sur la même éthique, tente de rivaliser : j’ai délaissé mon compte faute de temps et de membres. Ces réseaux restent intimistes face aux principaux leaders.

Beaucoup de réseaux lancés après Facebook et surtout après Twitter, se sont pris une porte, ou plutôt un tronc, celui de l’arbre sur les branches duquel gazouillent des millions de twittos aujourd’hui.

Un choix cornélien

social-media-803649_640Des réseaux, il y en a de toutes sortes !
Encore faut-il que les utilisateurs y trouvent un intérêt certain, car il faut bien le dire, gérer plusieurs réseaux à la fois est très chronophage. Il semblerait ainsi que Peuplade (réseau de quartiers) ait du mal à prendre. Horyou est un réseau social plus engagé. Dans le même registre de niche, nous avons d’ailleurs Newmanity ou encore Framasphère (Diaspora). Difficile parfois de s’y retrouver dans cette jungle ou les « blockbusters » imposent leur suprématie.

C’est bien connu – c’est surtout mathématique –, plus il y a de monde, plus il est difficile de se faire une place… D’ailleurs, qui l’eut cru, sur ce terrain, Google+ se cherche encore. À chacun sa spécificité, or, pour rivaliser avec le concurrent, beaucoup de fonctions sont ajoutées sous couvert d’une stratégie de développement. L’arrivée des images dans le flux Twitter m’a personnellement beaucoup gênée, l’œil n’étant plus attiré par l’info elle-même (mon humeur sur la question).

Vous souvenez-vous de MySpace (musique) et de ses péripéties ? Un réseau lancé pourtant en 2004 et le plus visité des États-Unis en 2006, devant Google, avant de commencer à chuter à partir de 2008, doublé par un Facebook ambitieux. (Source).

Je ne me suis jamais faite à Facebook. Twitter a été mon sauveur. Aujourd’hui, j’ai une quinzaine de comptes ! MDR. Bon, je vous raconte ma vie, mais le plus intéressant actuellement est d’analyser le contenu de ces réseaux, pro ou pas, niche ou pas. Comme par exemple Pinterest pour les images, qui a d’ailleurs inspiré 500px, plateforme qui pourrait s’apparenter à du visual storytelling finalement, bien qu’Instagram soit déjà sur le coup (et même Google Image !).

Histoire de flux et de reflux

Flux
Ce 26 octobre, je lis cet article sur ce que sont devenus les premiers Twittos de l’histoire.
Il est intéressant de voir l’évolution de ce type de réseaux d’échange où le flux (tweets) et le reflux (retweets) charrient des tonnes d’informations plus ou moins signifiantes.

Car ce qui lie tous ces réseaux, est l’essence même de leur contenu. Les utilisateurs y partagent leur avis, leur vie, bref des infos qui créent un flux regroupé d’histoires personnelles ou communes. Du storytelling en continu ! De jour comme de nuit. Comme un débit d’eau toujours ouvert. Un flux et un reflux incessant, relayant souvent les mêmes infos d’ailleurs. D’où l’inintérêt d’être partout.

Certains ont même l’idée d’imprimer ou de numériser leurs tweets au format livre comme s’ils avaient, à leurs yeux, raconté une histoire… Une démarche qui ne date pas d’hier.

Tout ça pour dire que si tout le monde fait continuellement du storytelling à son échelle – car oui, nous sommes tous des storytellers ! –, l’avènement des réseaux sociaux a fait exploser cette propension à parler de soi, souvent bien plus que le fait de diffuser une actu.

À ce propos, et après l’arrivée de Storify, voici que débarque Steller, un réseau social axé sur le… storytelling.

Enfin, début octobre, le réseau Twitter a lancé « Moments« , autant dire du storytelling instantané !
Vu la course effrénée à laquelle se livrent les applis pour provoquer la moindre publication, de telles fonctions risquent de se multiplier. Car chacun semble vouloir laisser une trace, raconter ce qu’il
 fait, où il se trouve à la seconde. Des traces, il y en a, accentuant l’infobésité et l’imagobésité. Quant à laisser un souvenir impérissable…

* Cela me fait penser à la situation actuelle de la plateforme Magnum, où les comptes en français sont encore très peu nombreux.

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