Le storytelling ou comment trouver chaussure à son pied

Rappelons que le storytelling est un moyen et non un but. Marketing, publicité, communication, management, sont autant d’actions pouvant utiliser cet outil pour atteindre un objectif, lequel est en général de faire adhérer un public à une  idée, un événement, un service, un produit…

Cette pratique est simple : il s’agit de faire passer un message sous la forme d’une histoire. Enfin simple… encore faut-il qu’elle soit réussie. Raconter une histoire, oui, mais pas n’importe comment ! Se servir d’une histoire connue dans le cadre d’un marketing est également très tendance.

Cinderella l’éternelle

Jusqu’à récemment, les publicités print ou audiovisuelles se contentaient d’écrire une histoire autour d’un produit. Mais depuis quelques temps, le cross media classique se voit détrôner par une interactivité qui fait appel au public en le transformant quasiment en héros au cœur du dispositif événementiel.

Un exemple est cette bonne idée qu’a eu la marque de chaussures Louboutin en partenariat avec Disney, pour promouvoir ses modèles : lancer un concours, relayé sur Facebook, auprès d’un public ciblé (de très jeune filles) afin de découvrir qui allait être leur… Cendrillon digne de porter le modèle du même nom (une paire de souliers donc), créé spécialement à l’occasion de la sortie en DVD, en France fin septembre, du célèbre dessin animé des studios Walt Disney.

Eh oui ! L’héroïne mythique de Disney herself ne vieillit pas. En même temps, c’est une princesse et l’on imagine aisément l’identification. Cette façon de faire participer un public, a priori réceptif, que les créateurs espèrent voir se transformer en consommatrices des chaussures de la marque en question (sinon à quoi bon se décarcasser), apparaît ludique et pertinente. Nous sommes donc en plein cœur émotionnel véhiculant une part de rêve. Pour faire court : escarpin = Cendrillon = prince charmant = bonheur (personnellement, je n’ai jamais rêvé d’être princesse, mais bon).

Ce partenariat avec Louboutin est toutefois cohérent. Une société vendant des balais-brosses (relativement à la première partie du film…) aurait été moins attirante, bien que cela eût été fort drôle de prendre le contre-pied (sans jeu de mots) et de communiquer différemment. Mais la provocation (qui pourtant peut être tout aussi productive) n’est pas à l’ordre du jour et le business, à ce stade, ne se risque jamais à l’humour voire à l’autodérision. On doit rester bien sage dans ses souliers parce que le but est quand même de faire des affaires…

Quoi qu’il en soit, le storytelling – conte de Cendrillon utilisé ici – est plus que jamais justifié. Mais nous ne nous prononcerons pas sur ladite chaussure… chacun ses goûts (cf. toutefois les commentaires assez savoureux de l’article mis en lien ci-dessous).

Pour en savoir plus sur cet événement, je vous renvoie sur l’article du site Madmoizelle.

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