Un éclairage sur la situation du storytelling en France

Où en est la pratique du storytelling dans l’hexagone ?

Pour le savoir, il suffit de se rendre sur le blog d’Alexandre Nouhaud qui s’est penché avec sérieux sur la question via son article Le Storytelling en France : la grande interview des experts.

Je le remercie pour sa bienveillance et pour m’avoir interviewée – avec quatre autres professionnels (Sébastien Durand, Mathias Savary, Franck Plasse et Denis Gentile) – sur la situation du storytelling et sur son usage par les entreprises françaises.

Trois questions principales nous étaient posées. J’ai pris le temps de répondre, car l’intérêt d’Alexandre pour le sujet est réel.

Voir l’intégralité de mes réponses.

Bien sûr, le sujet est inépuisable. Si les histoires ont toujours une fin, le sujet du storytelling, lui, est sans fin.

Par exemple, dans un paragraphe, j’aborde l’esprit français au regard de l’emploi de cette technique et de sa maîtrise. J’aurais pu ajouter que notre audace s’arrête là où le doute survient.

Car deux faces caractérisent souvent la personnalité française : nous sommes à la fois des passionnés et des pantouflards. Nous pouvons à la fois nous révéler brillants et nous tirer une balle dans le pied.

J’ai découvert les autres interviews une fois publiées. À leur lecture, je constate des similitudes ou recoupements :

Sur la notion de peur. La crainte toujours vivace en effet chez certains entrepreneurs qui considèrent encore que le fait de « raconter une histoire » est réservé aux enfants. (Pourtant, j’imagine que tous ces adultes vont au cinéma…)

L’adjectif « cartésien » est utilisé par Sébastien Durand pour qualifier le fait qu’en France nous sommes davantage dans le raisonnement face à une décision d’achat par exemple. Mais que parallèlement, notre côté « romanesque » nous conduit aussi à des moments d’émotions, en solo ou en groupe.

C’est effectivement l’aspect positif qu’il faut garder à l’esprit : nous ne sommes pas moins dotés de fibre émotionnelle que le reste de la population mondiale et pouvons donc être aussi réceptifs que n’importe qui aux effets du storytelling.

Concernant l’usage du storytelling en marketing, comme le souligne Denis Gentile, c’est effectivement tout sauf une mode, une tendance.
Et Franck Plasse d’ajouter que si les formes ou vecteurs évoluent, le fond, c’est-à-dire le storytelling, reste immuable.

Si son efficacité n’est plus à prouver, en revanche, il reste encore pas mal de monde à convaincre. Les méthodes classiques d’hameçonnage, hélas, sont toujours à l’œuvre. Et ceux qui les utilisent ne voient pas encore combien elles sont ringardes.

C’est pourquoi, je salue les initiatives, comme celle d’Alexandre et de son blog, qui poussent à la réflexion sur une technique universellement partagée. Un sujet toujours aussi passionnant.

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