Storytelling : savoir écrire…

Définir clairement les mots 

  • Storytelling : le fait de raconter une histoire.
  • Storyteller : celui qui raconte une histoire.
  • Storywriting : le fait d’écrire une histoire.
  • Storywriter : celui qui écrit une histoire.

Celui qui écrit peut aussi être celui qui raconte oralement, mais pas forcément.
Pour résumer toutes ces actions, on parle de « storytelling » pris dans son entier, et donc aussi de « storyteller ». La notion de storywriting étant moins usitée. Car dans la définition du storyteller, la personne est soit celle qui raconte oralement, qui dit, soit celle qui écrit (une histoire donc).

En anglais, le storywriter peut avoir deux casquettes : une personne qui écrit des histoires, des fables, des contes… (définition originelle) ; mais aussi une personne qui écrit des sujets pour la radio, la télévision, les journeaux. On parle aussi de « writer » ou de « author », car tous les profils correspondent au fait d’écrire des histoires finalement.

Partant de cet éclairage, voyons ce que sous-tend cette démarche, très répandue aux États-Unis (comme toujours) : l’art d’utiliser la narration – dans un contexte professionnel à vocation marketing – suppose qu’il y ait une histoire, une bonne si possible. Si celle-ci est diffusée oralement, cela suppose également qu’elle ait été construite et formulée (comme pour une histoire écrite, digitale ou print non contée oralement).

Bref, cela induit donc une rédaction.
Or, tout le monde peut-il être un storywriter ? La réponse est évidemment non.

Le storytelling, un métier qui ne s’improvise pas

Outre que le storytelling repose sur des règles de base, être rédacteur de métier, et/ou auteur, est un requis minimum… avec si possible des connaissances solides et de la pratique en termes de sciences de la communication (marketing inclus) et en termes de cinéma (scénarisation notamment) ; un don pour la psychologie et un intérêt pour la sociologie sont un plus. Sans parler d’une curiosité insatiable et, cerise sur le gâteau, d’un maximum de culture.

Il est important de le souligner, car on entend beaucoup de personnes déclarer : « Je ne connaissais pas le storytelling, mais c’est une discipline qui m’intéresse beaucoup« , pensant en faire une activité du jour au lendemain.

J’aimerais donc rappeler une évidence (imho) :
CE N’EST PAS PARCE QUE L’ON AIME ÉCRIRE QUE L’ON SAIT ÉCRIRE.

+Anne Ropion

One thought on “Storytelling : savoir écrire…

  1. C.Maury mai 22, 2012 / 8:52

    Constat et analyse très intéressants.

    J'aime

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