Le storytelling pour apprendre l’écologie aux enfants

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J’aime ma planète.

Qui ne s’est jamais ennuyé à l’école selon les matières et le charisme des enseignants ?

Dans le cadre de cette semaine soi-disant verte, la COP21 se déroulant cette fois en France, il est à parier que le sujet sera évoqué en classe, ne serait-ce que dans la matière SVT (sciences et vie de la terre) par exemple. Mais aussi en primaire où l’enfant est bien plus réceptif encore.

Or, l’écologie est un sujet à aborder avec sérieux. Mais pour faire passer les enjeux et marquer le message, il faut intéresser. La forme d’apprentissage est ce qui détermine le succès de l’intérêt que l’enfant portera à cette transmission.

Faire comprendre à des enfants leur environnement, l’impact des activités humaines et le vivant sur cette planète unique, en vue de les sensibiliser, voire plus, ne peut s’envisager qu’en mode ludique, pratique, authentique (crédible) et sans leur parler comme à des bébés.

Aimer la planète comme son doudou

Et si on commençait par les amener à être attachée à la Terre aussi fortement qu’ils le sont à leur doudou ? Voilà une première marche vers un sentiment d’amour, donc de respect.

Le storytelling se trouve être un formidable outil de partage pour intéresser un jeune public – qui par définition aime les histoires –, sur des causes fondamentales qui nous touchent au présent, et directement liées à leur vie et leur avenir.

Raconter la terre, raconter les faits réels, montrer et surtout expliquer la pollution, ses causes et ses limites (entre autres) en impliquant les enfants : les mettre en situation et leur raconter par exemple la vie du papier d’emballage de leur bonbon depuis sa fabrication (avec tout ce que cela engendre) jusqu’à sa non-dégradation et son devenir, particulièrement si cet emballage est jeté par terre. Idem pour un chew gum, pour un jouet, bref, quelque chose qui le touche de près au quotidien.

S’appuyer sur du vécu pour faire comprendre

Le but n’est pas de les dégoûter, mais de les éclairer, de leur ouvrir l’esprit sur l’impact de la consommation humaine sur une planète qui n’a pas demandé à être salie.
Cela peut prendre une forme de conversation, avec des questions à la clé : combien parmi vous sont asthmatiques, qui a déjà vu un déchet sur la plage, trouvez-vous cela normal ?

Ne pas hésiter à choquer aussi en montrant ce que provoque un sac plastique pour la faune marine. L’idée est de leur faire comprendre que le moindre acte humain a une répercussion sur nous-mêmes, sur les animaux, sur tout le monde…

Vous allez me dire qu’un enfant a du mal à se projeter à long terme. Encore une fois, il s’agit de prendre des exemples de sa vie, de le faire raconter ses propres expériences et, à partir d’une anecdote qui l’a touché personnellement (la vision d’un automobiliste jetant quelque chose par sa vitre par exemple), le faire parler.

Les faire dessiner aussi : raconter sous forme d’illustration ou de bande dessinée comment ils se représentent leur planète ? Ensuite prendre ces visual storytelling un par un et demander à leur auteur d’expliquer pourquoi on y voit ceci ou cela.

Les faire réfléchir à ce qu’ils vivent, à ce qu’ils voient, à ce qui se cache derrière, est primordial. Avoir donc une posture totalement inverse à celle d’un cours magistral qui endormirait un hibou. Les faire participer et les encourager à se poser des questions, sur la base d’exemples concrets racontés, est la première pierre vers une prise de conscience conduisant à comportements susceptibles de préserver la planète.

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