Design thinking et storytelling

« Raconter un développement » : voilà qui pourrait résumer, en français, l’idée d’utiliser le storytelling pour le design thinking.

Background of Metal Gears and Cogs

Qu’est-ce que le design thinking me direz-vous ?

Beaucoup de définitions naissent ici ou là pour cette approche qui ne date pourtant pas d’hier (en tout cas aux États-Unis).

  • Penser le design au moment de la conception d’un objet, mais aussi sa fonctionnalité, sa future utilisation, bref, se remettre en question, décloisonner les étapes de création, pointer les problématiques et y répondre au moment de sa conception, et non pas après, quand il est trop tard. Le design thinker est donc appelé à travailler au cœur de tout processus d’innovation.
  • Je tiens du Franco-Américain Daniel Henry, ergoconcepteur, et design thinker depuis des années, la plus juste à mon avis. Laissons-le parler : « Pour moi, le Design Thinking, c’est avant tout le fait de remettre l’utilisateur au centre de la conception et de prendre en compte ses usages dans les contextes d’utilisation. Cela passe par la recherche : études d’usages (observations, entretiens, etc.), analyses de tâches, études ethnographiques… Puis vient la phase de conception : techniques de conception avec l’utilisateur, utilisation extensive de prototypes à toutes les phases, puis techniques de vérifications tels que les tests utilisateurs. »

Quand un produit est déjà en vente, il est donc trop tard pour revenir sur des défauts auxquels les utilisateurs peuvent être éventuellement confrontés : trop tard, et surtout bien plus compliqué et plus coûteux !

C’est pourquoi il est impératif de faire appel à un expert du design thinking pour participer à la naissance du produit, dès le début du projet de création, c’est-à-dire depuis son idée jusqu’à la réalisation définitive avant sortie.

Et quel rapport avec le storytelling ?

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Quel que soit le terme approprié pour cette approche, l’objectif des équipes reste de conduire un développement jusqu’à son terme, c’est-à-dire jusqu’à en obtenir la meilleure usabilité. Or, justement, le rôle, ou plutôt l’intérêt, du storytelling montre le rapport étroit qu’il peut avoir ici :

  • Pour un design thinker, le storytelling est lié à la scénarisation (mise en scène). En racontant l’histoire complète de l’usage, on peut en corriger la conception plus facilement. Il est donc très utile pour déceler en amont les erreurs éventuelles ! Un précieux allié des concepteurs qui peut s’avérer à l’origine d’une économie de temps (et donc d’argent) pour les innovateurs. On parlera alors de storythinking !
  • Suivre le développement et noter ses évolutions permet également d’engranger des notes qui non seulement viendront s’ajouter aux éventuels arguments de vente, mais qui serviront à personnaliser le « produit » obtenu, en l’habillant d’une histoire. Cela permet de l’humaniser en quelque sorte et ainsi de renforcer son « pouvoir » de séduction, voire de créer la légende si ce produit devenait une star.
  • Enfin, raconter la naissance d’un produit permet d’informer les futurs utilisateurs de manière ludique, en leur offrant une part de rêve. Les impliquer ainsi dans le processus de création a posteriori est le meilleur moyen pour le client de se l’approprier en toute confiance.
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Merci à Daniel Henry, qui a pris le temps de me donner son point de vue.
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Licence image 1 : creativecommons (via pixelperfectdigital.com)
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+Anne Ropion

2 thoughts on “Design thinking et storytelling

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