Les enfants sont les champions du storytelling !

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— Bonjour Madame. — Bonjour Monsieur.

Observez discrètement des enfants jouer et vous découvrirez des storytellers qui s’ignorent !

Les enfants ne peuvent connaître les règles d’un scénario. Pourtant, ils peuvent se raconter de véritables histoires, quels que soient les supports jouets utilisés. Comme si c’était inné. Que ce soient des poupées, des figurines, des peluches, des robots, toutes sortes de sujets prennent vie et s’animent sous leurs mains. Dès que les enfants ont Lire la suite

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Storytelling en marketing : la sincérité paie toujours

ID-100244209Quelle que soit la démarche (inbound marketing, brand content, content marketing, publicité), l’utilisation du storytelling doit se faire avec prudence pour ne pas dire n’importe quoi. Raconter son activité en étant sincère revient à installer une confiance, moteur de fidélisation…

On aime tous les histoires qui font rêver : celles qui nous emmènent, celles qui nous boostent, qui nous ramènent à nos propres possibilités, celles qui permettent de nous projeter, de découvrir, d’apprendre, celles qui permettent d’apporter du sens à nos vies, ou tout simplement de nous faire passer un bon moment.

A fortiori quand elles sont vraies : non seulement, ça fait plaisir, mais on se dit que c’est possible. On apprécie la réalité quand celle-ci fait rêver. Car le plaisir déclenche l’intérêt et l’envie, c’est d’une logique enfantine. La vérité est mieux partagée. Par conséquent, oui, à terme, la sincérité est toujours gagnante.

Pourquoi une histoire vraie a plus de force ?

5 bonnes raisons d’utiliser le storytelling en marketing

1. Le public en a assez des slogans débiles 

Il veut de l’originalité, il en a marre d’être « pris pour une bille » (expression). La publicité souvent mensongère, avec un discours lénifiant, grossier, bref, la publicité traditionnelle avec message répété au marteau, est révolue et ne fonctionne plus. Aujourd’hui, on n’impose plus, on échange, on fait participer. On n’est plus dans la diffusion, mais beaucoup plus dans la discussion. On prend le public à témoin, et surtout on le respecte.

2. Le public préfère les histoires

C’est un phénomène humain qui remonte à la nuit des temps, c’est dans notre nature d’aimer les histoires. C’est la chose la plus universelle qui soit. Cela commence dès le plus jeune âge avec un « raconte-moi une histoire« , avant de s’endormir.
Pourquoi on aime les histoires ? file0002003501002
On a tous besoin de repères, d’exemples, pour se situer, s’informer, se projeter, se construire, se rassurer, se comparer, pour partager son émotion, etc. Avec des super héros ou non d’ailleurs, pourvu que le message nous « parle ».
Raconter une histoire facilite la communication. Le storytelling permet Lire la suite

Storytelling : créer du rêve

J’évoquais récemment la question du sens dans un billet où je soulignais le fait que partout, on pouvait lire ou entendre la formule « créer du sens » à propos du storytelling utilisé dans le domaine de la communication. Je reprends mon crayon, pardon mon clavier, pour aller plus loin et parler du rêve, qui, à mon sens, si je puis dire, est la clé de tout.

L’émotion est en effet souvent mentionnée comme un moteur ; or celle-ci est surtout un vecteur. Le rêve, lui, est le cœur du moteur… ou plutôt l’essence même de la vie ! Il se trouve que nous aimons tous rêver, c’est pour cette raison que nous sommes friands d’histoires : on s’attend à ce qu’elles nous touchent.

Quand nous lisons, quand nous écoutons ou quand nous regardons une belle histoire, il y a de grandes chances pour que l’on se mette à rêver. Le rêve crée un sentiment extrêmement fort où l’on se projette dans un champ du possible.

Qui n’a jamais été dynamisé ? Qui n’a jamais ressenti son énergie regonflée simplement en regardant un film servi par un dialogue fort, un héros positif, des personnages auxquels on s’identifie, une fin heureuse, une musique prenante ou un décor imposant ?

Autant d’éléments qui transcendent le quotidien en provoquant une réaction d’un certain degré selon son état psychologique du moment et sa sensibilité. Cet effet fonctionne aussi avec une phrase entendue par exemple à la radio, une réflexion lue dans un livre, une chanson, voire un tableau, un poème…

Cela peut aller du bien-être passager à une motivation plus importante par rapport à sa propre vie. Cette dernière est effectivement agitée en permanence de réflexion, de création, de sentiment, d’hésitation voire de doute, de réaction, de décision, bref de tout un tas d’humeurs et d’agissements.

Créer du rêve, c’est réveiller nos émotions. Stimulées, ces émotions peuvent alors diriger nos réactions. Le rêve fait avancer. Rêver est essentiel. Rêver régit tous nos actes sans que l’on s’en rende compte…  Rêver est une fonction psychique presque aussi vitale que boire de l’eau.

Quelle est la relation avec le sens ?

Comme je le disais, il ne s’agit pas de créer du sens car il est toujours là, même caché.
C’est le « rêveur » qui le trouve tout seul. Nous sommes tous des récepteurs ouverts à l’émotion. Face à une histoire qui transmet un message, celui qui le reçoit va y voir du sens (ou pas). En se projetant, en visualisant et/ou en faisant des relations… il s’approprie un rêve qui lui convient, qui lui « parle », dans lequel il trouve une relation à sa propre vie ou à ses aspirations, donc un sens qu’il attribue alors à sa propre existence.

Le sens est partout, il n’est donc pas besoin de le « créer ». Il suffit de le rendre visible pour toucher ceux qui sont en condition de réceptivité. C’est le travail du storyteller.

Cela est d’autant plus facile, que tous les êtres sont des rêveurs !

+Anne Ropion